Quels sont les différents types de chute de cheveux ?

Dr. Vedat Tosun ✓ a été évalué et approuvé médicalement.

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Les différents types de chute de cheveux sont notamment l’alopécie androgénétique, la pelade, l’effluvium télogène, l’alopécie de traction et les alopécies cicatricielles. Certaines chutes sont passagères. D’autres s’installent dans le temps ou détruisent les follicules, ce qui change les possibilités de repousse.

Une perte de cheveux anormale est appelée alopécie. Lors de la consultation, le médecin cherche à savoir depuis quand les cheveux tombent et quelles zones sont touchées. Il examine aussi les follicules pileux, les petites structures où les cheveux se forment. Ces observations l’aident à comprendre la cause de la chute.

La Société française de dermatologie distingue notamment les formes localisées ou diffuses, cicatricielles ou non.

Type de chuteSignes habituelsPossibilités de repousse
Alopécie androgénétiqueCheveux qui s’affinent progressivement dans certaines zonesAmélioration possible sous traitement ; évolution généralement progressive
Alopécie areata ou peladePlaques souvent rondes ou ovalesRepousse possible, avec un risque de rechute
Effluvium télogèneChute diffuseSouvent réversible
Alopécie de tractionPerte dans les zones soumises aux tensionsRepousse possible si les tensions cessent assez tôt
Alopécie cicatricielleDestruction des follicules avec cicatricesPerte définitive là où les follicules sont détruits

Ce tableau permet de comparer les principaux types de perte. Il ne remplace pas un diagnostic médical.

Qu’est-ce que l’alopécie androgénétique ?

L’alopécie androgénétique est une cause fréquente de chute de cheveux. Elle dépend notamment d’une prédisposition génétique. Les hormones androgènes jouent aussi un rôle, surtout chez l’homme. Chez la femme, leur influence est moins systématique.

Au fil du temps, les follicules concernés deviennent plus petits. Ils produisent alors des cheveux plus fins et plus courts : c’est la miniaturisation. La chevelure paraît moins dense, puis la perte progressive des cheveux devient plus visible.

Chez l’homme, les tempes et le sommet du crâne sont souvent touchés. Chez la femme, la raie centrale tend à s’élargir, tandis que la bordure du front reste généralement préservée.

Des traitements, comme le minoxidil local, peuvent ralentir la chute ou favoriser une repousse après évaluation médicale. Leurs effets varient toutefois et nécessitent généralement un traitement prolongé.

Qu’est-ce que l’alopécie areata ?

L’alopécie areata est le nom médical de la pelade. Il s’agit d’une maladie auto immune : le système immunitaire s’attaque aux follicules pileux et perturbe la pousse. Des plaques sans cheveux apparaissent, souvent rondes ou ovales.

La pelade peut toucher le cuir chevelu, mais aussi la barbe ou les sourcils. Les follicules ne sont généralement pas détruits, ce qui laisse une possibilité de repousse.

Il est toutefois difficile de prévoir la suite. Une plaque peut se regarnir tandis qu’une autre apparaît. Même après une amélioration, la chute peut revenir.

Le dermatologue choisit le traitement selon l’étendue de la pelade. Il peut notamment proposer des corticoïdes locaux. Une repousse spontanée est également possible, mais elle n’est ni certaine ni toujours durable.

Qu’est-ce que l’effluvium télogène ?

L’effluvium télogène est une chute diffuse liée au passage d’un nombre accru de cheveux en phase télogène. Cette phase de repos précède leur chute naturelle.

Un stress important, une maladie, un changement hormonal, une carence alimentaire ou certains médicaments peuvent le déclencher. La chute apparaît souvent plusieurs semaines à quelques mois après l’événement. Le lien avec la cause n’est donc pas toujours évident.

Elle peut notamment suivre une opération importante réalisée sous anesthésie générale. Cela ne signifie pas que l’anesthésie est directement responsable : le stress physique de l’intervention et le contexte médical comptent aussi.

La prise en charge consiste d’abord à rechercher la cause et à corriger une éventuelle carence confirmée. Une fois le facteur déclenchant résolu, la repousse est souvent possible, mais la densité revient progressivement.

Que sont les alopécies de traction et cicatricielles ?

L’alopécie de traction vient de tensions répétées sur les cheveux. L’alopécie cicatricielle implique une destruction définitive des follicules. Une traction prolongée peut d’ailleurs finir par provoquer des lésions cicatricielles.

Qu’est-ce que l’alopécie de traction ?

L’alopécie de traction apparaît lorsque les cheveux sont régulièrement tirés. Des coiffures serrées, des tresses ou des extensions peuvent en être responsables.

Au début, supprimer ces tensions peut permettre une repousse. En revanche, si elles persistent, les lésions risquent de devenir définitives. Il faut donc adopter des coiffures moins serrées.

Qu’est-ce qu’une alopécie cicatricielle ?

Une alopécie cicatricielle détruit les follicules. À leur place se forme du tissu cicatriciel, qui ne produit plus de cheveux. Certaines maladies inflammatoires du cuir chevelu en sont responsables.

Le traitement cherche à calmer l’inflammation pour protéger les follicules encore présents. Il ne peut pas réparer ceux qui sont détruits. Consulter tôt est donc important pour limiter l’évolution de la maladie.

Comment reconnaître les différents types de chute de cheveux ?

La répartition de la chute donne des indices, mais ne suffit pas à établir un diagnostic. Des tempes dégarnies ou un sommet clairsemé peuvent évoquer une alopécie androgénétique. Une chute diffuse ou des plaques rondes orientent vers d’autres causes.

Le médecin recherche aussi des cheveux cassés, des rougeurs ou une inflammation du cuir chevelu. Il vous interroge sur vos traitements, vos habitudes de coiffage et les événements récents. Des examens complémentaires peuvent être nécessaires.

Si la chute s’accompagne de douleurs, de brûlures ou de rougeurs persistantes, consultez rapidement.

Quelles chutes sont temporaires ou définitives ?

La repousse dépend de la cause et de l’état des follicules. Les cheveux repoussent souvent après un effluvium télogène ou une traction interrompue assez tôt. La pelade peut également s’améliorer, mais elle peut récidiver.

À l’inverse, l’alopécie androgénétique tend à progresser sans prise en charge. Certains follicules peuvent néanmoins répondre au traitement.

Dans les formes cicatricielles, la perte est définitive là où les follicules sont détruits. Il faut donc connaître la cause avant d’évaluer les possibilités de repousse. Le seul aspect de la chevelure ne permet de promettre ni une récupération complète ni un délai précis.

Quelles chutes peuvent être traitées par une greffe de cheveux ?

Une greffe de cheveux peut convenir à certaines personnes atteintes d’alopécie androgénétique. Encore faut-il que la chute soit stabilisée et que la zone donneuse contienne suffisamment de cheveux à prélever.

Avant une greffe de cheveux FUE, le médecin examine les zones dégarnies et celles où les prélèvements seraient possibles. Il évalue la densité restante et l’évolution probable de la calvitie. En effet, les cheveux non greffés peuvent continuer à tomber après l’intervention.

En cas de pelade active, d’effluvium télogène ou d’inflammation non contrôlée, il faut d’abord prendre en charge la cause. La greffe n’est donc pas le traitement de première intention dans ces situations.

Pourquoi demander une analyse chez MedHair Clinic ?

Une évaluation individuelle aide à distinguer les différents types de chute de cheveux avant d’envisager une intervention. Chez MedHair Clinic, le Dr Vedat Tosun et l’équipe médicale étudient la situation pour proposer une prise en charge personnalisée.

La densité, la réserve de la zone donneuse et l’évolution de la chute font partie des éléments à examiner. Toutefois, une première analyse à distance ne remplace pas un examen dermatologique lorsque la cause reste incertaine.

Questions fréquentes

Quel est le type de chute de cheveux le plus courant ?

L’alopécie androgénétique est la forme la plus fréquente.

La première associe notamment facteurs génétiques et hormonaux. La pelade relève d’un mécanisme auto-immun.

L’effluvium télogène et la traction récente le sont souvent. Une repousse est aussi possible dans la pelade.

Non. L’indication dépend du diagnostic, de la stabilité de la chute et de la zone donneuse.

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